Le déclin des cadenas d’amour de Paris

Histoire des cadenas d amour de Paris

Les cadenas d’amour sont des cadenas accrochés sur des balustrades de ponts par des couples se promettant par vœu leur amour. Sur ces cadenas sont gravés les noms de ceux qui les accrochent, ou même la date de leur rencontre ou de leur mariage. Comme le veut la coutume, les clés sont par la suite jetées dans le fleuve qui coule sous le pont. Cette coutume se pratique depuis très longtemps et est de plus en plus en vogue dans presque tous les pays du monde comme la France, la Hongrie, l’Italie, l’Allemagne, le Taiwan et tant d’autres. L’origine de cette pratique demeure toutefois pleine de mystères mais ce qui est sûr c’est qu’elle attire de nombreux touristes qui, venant des quatre coins de la terre, se jurent fidélité en accrochant un cadenas sur les équipements publics.

Les cadenas d’amour parisiens et leur origine

A Paris, l’apparition de ces « cadenas d’amour » remonte à 2008 sur les Ponts des Arts. Une extension sur d’autres ponts et lieux publics, comme le pont de l’Archevêché et la passerelle Simone de Beauvoir, s’est ensuite produite quelques années plus tard. Cette tradition romantique consiste à suspendre un cadenas symbolisant l’amour du couple sur les ponts avant de jeter la clé dans la Seine.

Les cadenas d’amour arrivent au terme de leur évolution

Bien qu’attirant un bon nombre d’adeptes, cette pratique romantique présente de nombreux inconvénients et fait l’objet de mesures d’élimination. En effet, une des grilles sur lesquelles étaient suspendus 500 kilos de métal s’est effondrée dernièrement. Aucun blessé n’a heureusement été déploré. L’autorité parisienne, consciente de « la lourdeur de cet amour », atteignant effectivement plus de cinquante tonnes, a pris des mesures en installant sur les lieux des panneaux transparents et en y plaçant des anciennes rambardes recouvertes de ces cadenas. Mais cela ne semble pas freiner les touristes. Ils croissent en nombre et continuent d’accrocher coûte que coûte leurs cadenas aux dernières grilles.

Car apparemment, ce sont les touristes qui sont les plus touchés par cette romance. La population parisienne semble se lasser de cette coutume et tente vainement de convaincre les étrangers de trouver un autre moyen de se déclarer leurs flammes. A part l’enlaidissement du pont, les rambardes s’affaissant sous le poids de ces cadenas doivent être régulièrement remplacées. On fait référence tant à l’aspect esthétique qu’à l’aspect sécuritaire pour justifier les nouvelles mesures. Par ailleurs, le fait de jeter les clés dans le fleuve devient un très grand danger pour celui-ci en termes de pollution.

Pourtant, cette pratique n’est pas prête à tomber dans l’oubli. La municipalité ne peut se permettre de contrarier les touristes en interdisant du jour au lendemain cette tradition pleine de romance. Régulièrement, les agents de la ville inspectent les grilles installées le long de la passerelle de plus de 150 mètres du Pont des Arts. Ces grillages recouverts de cadenas sont aussi le plus souvent menacés de disparition puisqu’il s’avère que des voleurs les arrachent pour s’approprier les cadenas et les revendre.